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Sep 14

Négociation de prêt : j’ai refusé de passer de 4.50 % à 3.59%

Un petit article écrit à chaud…

 

Les faits : compte tenu de l’arrivée prochaine d’un nouveau consommateur dans la famille et de ma volonté d’investir dans l’immobilier, j’ai décidé de me prendre en main et de renégocier mon prêt !

1. Situation de départ.

J’ai emprunté en 2009 pour acheter ma résidence principale. Jusque là rien de bien croustillant. Cependant, étant donné que je suis un économiseur dans l’âme, je m’étais auto-accordé de pouvoir m’endetter bien au delà des 33 %. La banque n’ayant pas voulu, j’avais négocié la possibilité de doubler mes mensualités aux dates anniversaires du prêt (sans frais).

Bref, en 2010, à la date anniversaire du prêt j’ai fait augmenter mes mensualités de 50% (je ne suis tout de même pas allé au double). L’intérêt pour moi : en remboursant plus vite, je raccourci la durée et diminue le montant total des intérêts (voir l’article sur le fonctionnement du prêt – 2ème vidéo). N’ayant à l’époque pas de projet d’investissement immobilier immédiat, cela en valait la peine.

Depuis 2 ans je suis donc endetté à un peu plus de 50 %. Ayant la chance d’avoir des revenus stables et suffisamment confortables, l’effort sur le prêt n’a pas été trop difficile à tenir jusqu’à maintenant.

2. Pourquoi je renégocie maintenant

La première raison : c’est que les taux sont plus bas. J’avais emprunté à 4.50%. il est possible aujourd’hui de trouver en dessous de 3.80%.

La seconde raison :  depuis que je suis passé à 50% d’endettement, la famille est passée de 2 à 3 membres. Mais ce 3ème n’est pas le plus économe (poussette, siège auto, lait en poudre, jouets…)! Et bientôt une petite 4ème. Personnellement, j’adore, mais le portefeuille familial, beaucoup moins !

La 3ème raison : mon épouse et moi avons digéré (psychologiquement et physiquement) le projet de résidence principale et nous voulons investir pour notre avenir (et celui des petits nouveaux). Et donc, l’emprunt actuel peut être un fil à la patte.

3. La renégociation

Nous voilà donc à la renégociation. J’ai profité de l’été pour contacter la banque où j’ai mon prêt actuellement. Nous l’appellerons : le Débit du Pas de Calais pour ne pas citer son nom. Par ailleurs, j’ai aussi contacté un courtier en ligne : moins d’intérêt.com (encore un nom fictif pour ne pas faire de diffamation).

Ce matin, j’avais rendez vous avec le Débit du Pas de Calais pour qu’ils me fassent leur meilleure proposition. Première surprise, mon vendeur (euh… conseiller) attitré qui ne change jamais… a encore une nouvelle tête (la 4ème en 3 ans). Pour la suite, voici le dialogue :

  • Banque : J’ai une bonne nouvelle, pour votre renégociation de prêt : on peut vous passer de 4.50% à 3.59% et ça vous fait une économie de 100 €.
  • Quentin : Ah ? Je venais plutôt pour tenter une économie de plusieurs milliers d’euros.
  • Banque : Non, non, c’est 100 €/mois soit une économie de 19600 € sur 196 mois.
  • Quentin : Il me paraît bizarre votre calcul.
  • Banque : si si, la mensualité baisse bien de 100 €/mois !

N’oubliez pas l’article sur le fonctionnement du prêt : je vous avez prévenu ! Le banquier essaye de vous faire confondre le coût du prêt et la mensualité.

  • Quentin : OK… Dites moi plutôt le montant des nouveaux intérêts.
  • Banque : Euh… Je reviens.

Je profite donc de quelques minutes de libres pour sortir mon ami l’ordinateur et ouvrir mon programme préféré : Excel. Je reprends les données du banquier et les compares aux anciennes.

Bilan :

Dans mon prêt actuel, il me reste 42 000 € d’intérêts. Sa proposition : 38 500 € d’intérêt.

Cool non ? Je gagne 3 500 € d’intérêts.

Sauf que non, je regarde la feuille du conseiller et je constate :

  • Pénalité de 3% de remboursement anticipé : 3900 €.
  • Frais de dossiers : 1000 €.

Bref, je refais mon calcul : je viens négocier pour gagner : 3500-3900-1000€… C’est à dire perdre 1400 €. Évidemment c’est négociable, mais il faut déjà rattraper ces 1400 € pour être dans le vert.

Au bout de 5 min, la vendeuse (conseillère) revient. J’engage la conversation :

  • Quentin : j’ai regardé votre papier. En fait, vous me faîtes payer 1400 € de plus !
  • Banque :(surprise) Ah ouais?
  • Quentin : Bah oui regardez mon calcul.
  • Banque : Ah ? Bah alors ce n’est pas intéressant pour vous.
  • Quentin : Merci, c’est vous la conseillère !
  • Banque : bon, alors on reste comme ça.

J’ai perdu une heure, mais pas 1400 €.

Conclusion :

  1. Sans un bon bagage mathématique derrière soi. La banque ne fera pas de cadeaux.
  2. Le « conseiller » peut proposer quelque chose qui coûte plus cher en affirmant que c’est super !
  3. Je vais demain voir un concurrent proposé par moins d’intérêts.com

Autrement dit : il vaut mieux savoir ce qu’on fait car la personne en face n’aidera pas.

A suivre…

(1 commentaire)

  1. Laurent 500k

    Si tu vas à la concurrence, ca va être sûrement difficile de gommer les pénalités de remboursement anticipé qui représentent une somme importante. je vais aller lire la suite de l’histoire pour en avoir le coeur net !

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