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Sep 17

Négociation de prêt : Visite chez la concurrence

Suite au dernier article sur la renégociation de mon prêt de résidence principale. Je suis allé voir la concurrence !

J’avais commencé à étudier la possibilité de changer de banque en passant par un courtier en ligne. Ce dernier m’a envoyé prendre un rendez-vous avec une autre banque (que j’appellerai dans cet article : le Dépôt de noisettes).

Ça tombe très bien, car le Dépôt de Noisettes est mon ancienne banque. Par précaution, je n’avais pas fermé mon compte. Cela semble donc assez facile pour moi d’aller les retrouver. Rendez vous pris avec la hotline (et oui, plus de ligne directe) pour samedi matin avec mon ancien conseiller.

1. On m’envoie le directeur de l’agence.

J’arrive donc dans la banque, je me présente à l’accueil et… une personne que je ne connaît pas vient me chercher. La conversation s’engage :

  • Banque : Bonjour, c’est avec moi que vous avez rendez-vous.
  • Quentin : Ah? Ce n’est pas le conseiller que j’avais demandé.
  • Banque : Euh, non, il est débordé ce matin.

J’acquiesce et commence à présenter ma requête. Au fil des échanges, je m’aperçois de plusieurs choses concernant mon interlocuteur :

  • Ce n’est pas un conseiller, mais le directeur de la banque.
  • Il connaît mon dossier et mon profil par cœur (alors que je ne connaît pas mon interlocuteur).

Visiblement, si ce n’est pas mon conseiller, ce n’est pas parce qu’il est débordé, c’est parce que mon dossier semble les intéresser. C’est un bon point de leur part. Par contre, pour moi, le rendez-vous s’annonce difficile !

2. La négociation.

D’emblée, le directeur prend les commandes du jeu et me laisse difficilement la possibilité de le mettre en difficulté. Il sait compter et sait que je sais aussi compter. Il tente donc de se placer sur le terrain du gagnant-gagnant. Là encore, c’est très bien, mais je sens qu’il va gagner plus que moi.

Les points forts :

  • J’ai le directeur en face de moi, il est donc plus compétant que le conseiller et aussi plus libre sur ce qu’il propose.
  • Le taux proposé par cette banque est faible (jusqu’à 3.21%) et peut donc me faire gagner beaucoup d’argent.
  • Le directeur joue carte sur table : « on regarde, on compte et si c’est pas suffisant pour l’un, l’autre ou les deux, ce n’est pas la peine de faire affaire« .

Très bien. Par contre, le gars est un bon commercial et m’emmène sur un terrain que je maîtrise moins bien que lui. je me retrouve en difficulté, d’où les points faibles que sont les contre parties qu’il demande de moi pour faire affaire. Il veut me vendre :

  • La caution adossée à sa banque.
  • L’assurance adossée à sa banque.
  • Un compte avec des packages qui me feront des frais.

Conclusion.

Je n’ai pas encore le fin mot de l’histoire. La banque va étudier le dossier et me faire une proposition. J’ai quitté le rendez vous en lui disant que je n’étais pas fan de son assurance, sa caution et ses packages, nous en avons conclu que nous devrions tout calculer.

A quoi devrai-je faire attention :

  1. Le taux, à 3.21, il peut me faire gagner plus de 15 000 € sur les intérêts.
  2. Les frais sur la caution peuvent me coûter jusqu’à 2000 €.
  3. Une assurance 2 fois plus élevée que la mienne actuelle me coûterait grosso modo 3 500 €
  4. Un package de frais bancaire à 7 €/mois pourrait sur 10 ans me coûter environ 1 000 €
  5. Sans oublier la pénalité de remboursement anticipé : 4 000 € qui serait négociable dans ma banque mais obligée dans une autre banque.
  6. Enfin, il va falloir que je passe du temps à changer de banque, faire changer les virements automatiques, résilier l’assurance actuelle ainsi que la caution.

Si on additionne : l’affaire semble légèrement en ma faveur. Le chiffre n’est pour l’instant que grossier car je n’ai pas la proposition finale. Il faudra donc être vigilant, car compte tenu des montants en jeux, une petite erreur de calcul peu faire bouger fortement les lignes.

Affaire à suivre…

Le petit plus.

Et oui, on prolonge l’article, car la négociation ne s’est pas arrêtée là. Après les échanges sur mon prêt, je lance au banquier que si je renégocie, c’est aussi parce que je compte investir dans l’immobilier l’année prochaine. Je la joue quitte ou double juste pour voir la réaction.

A votre avis, que me répond-t-il ?

  • Vous savez, vous êtes endetté à 42 %, on ne peut pas accepter un tel dossier.

ou bien :

  • Venez avec le bien que vous aurez choisi, on trouvera un bon financement pour faire marcher l’effet de levier au maximum.

La réponse dans un prochain post. En attendant, n’hésitez pas à mettre votre avis en commentaire.

(4 commentaires)

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  1. Thör

    Moi, je dis réponse 1:
    « Vous savez, vous êtes endettés à 42 %, on ne peut pas accepter un tel dossier ».
    C’est un banquier !

    (Perso je m’apprête à retirer toutes mes noisettes de cette caisse et elles sont nombreuses, je n’aime pas être pris pour un con et c’est ce qui m’est arrivé).

    Si c’est bien la réponse 1, il reste la possibilité d’emprunter via une SCI ?

  2. Embrick

    Je dis la réponse 2. Avec une banque il faut s’attendre à tout!

  3. Didier

     »
    Sans oublier la pénalité de remboursement anticipé : 4 000 € qui serait négociable dans ma banque mais obligée dans une autre banque.
     »

    Pourquoi l’IRA devrait elle être obligatoire ? La loi fixe un maximum ce qui ne la rend nullement obligatoire elle reste négociable. Si tu pars perdant dès le départ ce n’est pas le banquier qui te fera des cadeaux. La banque c’est un business pas une fondation caritative 😉

    D’autre part il n’est pas inutile de préciser qu’elle n’est pas due si le remboursement fait suite à une vente pour cause de mutation professionnelle. Selon certains cas on prèfèrera donc lâcher du lest sur ce point et être intransigeant sur un autre. C’est le principe de la négociation faire des concessions en demandant que l’autre partie en fasse aussi…

    1. Quentin

      Je ne désespère pas !
      J’ai relancé ma banquière ils y a 2 semaines, on se revoit certainement en janvier ! A chaque fois, il se passe 2 choses :
      – Je l’use un peu
      – Je progresse un peu !

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